Actualités de la Banque Numérique des Patrimoines Martiniquais http://www.patrimoines-martinique.org 60 Biographie de M. Rossignol http://www.patrimoines-martinique.org/?id=363 http://www.patrimoines-martinique.org -- Biographie de M. Rossignol M. Philippe Rossignol a apporté, au-delà des mérites pour lesquels il a été nommé dans le grade de chevalier des Arts et Lettres, une contribution significative à la connaissance de l'histoire et du patrimoine de la Caraïbe, et plus spécifiquement de la Guadeloupe et de la Martinique. Toute son activité personnelle et associative sont marquées par un sens élevé du bien public et le souci d'ouvrir au plus grand nombre l'accès aux sources généalogiques.   En effet, non seulement il a impulsé et fourni un premier support durable et décisif à la généalogie « pour tous » aux Antilles, avec l'association Généalogie et histoire de la Caraïbe et son bulletin, Philippe Rossignol et Bernadette, son épouse, ont ouvert toutes les données de ce bulletin en le publiant en ligne, avec une base de données permettant de retrouver toutes les mentions patronymiques citées dans le bulletin depuis sa création en 1981.   Rappelons que Généalogie et histoire de la Caraïbe (www.ghcaraibe.org ) est le plus ancien site généalogique français, ouvert en 1996 !   Ils ont activement participé, en apportant leur aide technique et leur expérience, aux apprentis généalogistes d'origine antillaise en région parisienne, à retrouver leurs origines, et à dépouiller des sources spécifiques, les registres de nouveaux-libres de Guadeloupe.   Ces actions de mise en partage des données et du savoir s'inscrivent dans un champ culturel, mais aussi social, en participant à l'effort de cohésion sociale que la pratique de l'histoire familiale encourage dans des milieux marqués par la migration, et souvent éloignés des institutions culturelles officielles.   Pour rappel, avant 2008, M. et Mme Rossignol avaient mis en ligne gratuitement, à leurs frais et à ceux de l'association qu'ils président, une base de données patronymique sur les victimes de l'éruption de 1902, dans un partenariat  avec les Archives départementales de Martinique, qui s'est ouvert à plusieurs contributeurs, dont l'AMARHISFA (Association martiniquaise de recherche sur l'histoire des familles) qu'ils ont portée sur les fonts baptismaux en 2002. Ces données ont étés remise à la Collectivité territoriale de la Martinique, pour être intégrées dans la plus grande base patronymique d'après les sources d'archives, au sein de la Banque numérique des patrimoines martiniquais.   Ils ont également publié plusieurs ouvrages et articles d'histoire antillaise.   Enfin, toujours dans le même souci de partage et d'accès aux sources, M. et Mme Rossignol ont bénévolement mis en ordre le fonds du plus important chercheur en histoire moderne des Antilles de la génération des années 60, M. Gabriel Debien, qui leur avait été confié, avant d'en faire dépôt, entre 2006 et 2012 aux Archives départementales de la Gironde.   Ils ont également établi l'inventaire d'un autre fonds sur l'histoire de la Caraïbe (Cuba), le fonds Chauviteau, afin qu'il soit donné dans les meilleures conditions possibles, et le fonds Lucile Bourrachot (fichier généalogique) aux AD de la Gironde. Ils ont également confié à plusieurs services publics des archives privées d'intérêt local (AD Manche, Loiret, Martinique). Disparition de Philippe Rossignol http://www.patrimoines-martinique.org/?id=362 http://www.patrimoines-martinique.org -- Disparition de Philippe Rossignol J'ai le regret de vous faire part de la disparition, le 28 mai dernier, de Philippe Rossignol, président fondateur de Généalogie et histoire de la Caraïbe.   Informaticien de métier, Philippe Rossignol a été le pionnier passionné et généreux de deux fronts de la généalogie en France : le premier géographique, est celui des Antilles, le second, technologique, est celui d'internet.   En fondant avec son épouse Bernadette l'association Généalogie et histoire de la Caraïbe dès 1981, et en la dotant d'un bulletin mensuel largement accessible, il a ouvert la voie à de très nombreux Antillais à l'histoire familiale. Sans esprit de cercle, avec enthousiasme et engagement, Philippe et Bernadette Rossignol, animés par le souci d'ouvrir au plus grand nombre l'accès aux sources généalogiques des Antilles dès 1981, et de faire le lien entre chercheurs et grand public. Ils ont activement participé, en apportant leur aide technique et leur expérience, aux personnes d'origine antillaise en région parisienne, à retrouver leurs origines, et à dépouiller des sources spécifiques, telles que les registres de nouveaux-libres de Guadeloupe. Sans conteste, le champ de la généalogie antillaise n'aurait pas été défriché comme il l'est sans cette cheville ouvrière.   Sur l'autre front, Philippe Rossignol a aussi très tôt saisi l'importance d'internet pour la généalogie et a accompagné, à la Fédération française de généalogie dont il fut vice-président jusqu'en 2007, le mouvement généalogique français dans l'entrée dans l'ère du web : c'est ainsi que Généalogie et histoire de la Caraïbe (www.ghcaraibe.org ) est le plus ancien site d'association généalogique français actif, ouvert en 1996 et qu'il a porté FranceGenWeb  et Bigenet sur les fonts baptismaux. Pour la Martinique, la base de données patronymiques en ligne dédiée aux victimes de l'éruption de la montagne Pelée de 1902, à l'occasion du centenaire de cette catastrophe majeure, fut aussi un magnifique travail pour l'histoire antillaise auquel le nom de Philippe Rossignol doit rester associé. Ouverte en 2002, elle a été le résultat d'un partenariat avec les Archives départementales de la Martinique et des généalogistes professionnels et a permis de créer la première association martiniquaise de généalogie (l'AMARHISFA).   A la charnière entre monde de la généalogie et de l'érudition historique, Philippe et Bernadette Rossignol ont apporté aux chercheurs en histoire des matériaux documentaires précieux pour l'histoire des Antilles, jusqu'à Saint-Domingue et Cuba : des études fouillées d'histoire familiale (ainsi sur l'ascendance du poète guadeloupéen Saint-John Perse), mais aussi les fonds Debien et Chauviteau par exemple, remis aux Archives départementales de la Gironde, des archives familiales.   Comme le rappelle notre consoeur Anne Pérotin-Dumon, Philippe Rossignol laissera aux historiens des Antilles le souvenir d'un "homme vif, infailliblement généreux et volontiers gouailleur" qui n'a jamais hésité à apporter son aide et sa connaissance étendue et précise aux chercheurs en histoire antillaise.   Dominique Taffin Archives et citoyenneté http://www.patrimoines-martinique.org/?id=5_326_334 http://www.patrimoines-martinique.org -- Archives et citoyenneté   Visitez dès maintenant sur la BNPM l'exposition "Achives et citoyenneté" et découvrez les moments-clés de la marche vers la citoyenneté en Martinique, avec ses luttes et ses soubresauts. L’exposition a d’abord été conçue par les Archives de Martinique à l'occasion des Journées européennes du patrimoine de 2016. Elle souligne aussi le rôle des services d’archives dans la préservation des droits des citoyens »     mai 2017   Hommage à Amélie Plongeur http://www.patrimoines-martinique.org/?id=259_261_269_340 http://www.patrimoines-martinique.org -- Hommage à Amélie Plongeur Amélie Plongeur s’est éteinte le 13 novembre dernier à l’âge de 95 ans, après avoir consacré sa vie à la formation des jeunes martiniquais.     Du Pensionnat colonial où elle débute sa carrière comme répétitrice en 1940, au Lycée d’Etat de jeunes filles de la Pointe-des-Nègres à Fort-de-France (devenu Lycée polyvalent mixte de Bellevue en 1976), qu’elle dirige jusqu’à  sa mise à la retraite en 1984, Amélie Plongeur a marqué plusieurs générations  de Martiniquais : son indéfectible attachement à la réussite de chacun, par le travail, dans le respect de l’autre, ont construit sa réputation. Des états de service exceptionnels lui ont valu d’être promue chevalier dans l’ordre des Palmes académiques le 6 juillet 1962, puis officier le 14 juillet 1971.   Hommage à Amélie Plongeur Hommage à Amélie Plongeur Hommage à Amélie Plongeur   Très active, elle s’engage tout au long de sa vie dans le monde associatif, auprès des jeunes, encore et toujours, et aussi au développement et à la promotion de la culture. Dès la fin de la guerre, frappée par la disparition de son compagnon Gérard Pierre-Rose, chef du réseau de résistance « Fort-de-France » dans les Alpes de Haute-Provence, fusillé en juillet 1944, cette femme de conviction défend la mémoire de celui dont elle considère que l’action doit être portée en exemple.   Hommage à Amélie Plongeur   Témoignages oraux recueillis par Véronique Haustant en présence d'élèves de la Maison familiale et rurale du Morne-Rouge, le 10 mai 2007 - Archives de la Martinique, 9AV1_00061.mp3   En 2005, Amélie Plongeur, remet aux Archives, deux ensembles documentaires : le premier, constitué de photographies, de coupures de presse, de revues et d’ouvrages, témoigne de l’action et de l’héroïsme de Gérard Pierre Rose pendant les combats de la Résistance près de Barrême entre août 1943 et juillet 1944 ; le second rend hommage au docteur Monique Constant-Desportes, sa fille, reconnue pour ses travaux sur les maladies infectieuses et parasitaires.   Gérard Pierre-Rose, résistant martiniquais, chef du réseau "Fort-de-France" Archives de la Martinique, collection privée, 40J5 (reproduction soumise à autorisation)   L'action et l'arrestation de Gérard Pierre-Rose relatée dans le journal La Résistance, novembre - décembre 1944 Archives de la Martinique, collection privée, 40J7 (reproduction soumise à autorisation)   Inauguration de la place Gérard Pierre-Rose au Morne Rouge - 20 avril 1997 de gauche à droite : A. Plongeur découvre la stèle commémorative ; Jenny Dulys, 1ère adjointe au maire ; P. Petit, maire du Morne Rouge ; Jean-François Cordet, préfet de Martinique ; Jean-Marie Gibelin, membre de la délégation Archives de la Martinique, collection privée, 40J18 (reproduction soumise à autorisation)     janvier 2017 Retourner en haut  La BNPM s'ouvre sur la collection de cartes postales anciennes de la Fondation Clément ! http://www.patrimoines-martinique.org/?id=5_326_334_349 http://www.patrimoines-martinique.org -- La BNPM s'ouvre sur la collection de cartes postales anciennes de la Fondation Clément ! Depuis la BNPM, grâce à une collaboration technique, vous pouvez dès aujourd'hui accéder à plus de 3000 cartes postales supplémentaires, celles publiées sur le site de la Fondation Clément. Découvrez ou redécouvrez l'histoire de la Martinique de la fin du 19e siècle au début des années 2000 : paysages, vues de Saint-Pierre, de Fort-de-France et des autres communes, scènes de la vie quotidienne, etc. Les cartes postales sont visibles ici. En cliquant sur "Voir le document", vous serez redirigé vers le site de la Fondation Clément   juillet 2016   La Martinique des années 60-70 en IMAGES ! http://www.patrimoines-martinique.org/?id=5_326 http://www.patrimoines-martinique.org -- La Martinique des années 60-70 en IMAGES ! Madame Arlette Cohen-Rosa Lameynardie a parcouru en long et en large la Martinique profonde des années 1960 à 1980. A travers ses photographies, entrées dans les collections du Musée d’archéologie, elle livre le regard humaniste d’une femme de conviction : quotidien des paysans des mornes et des ouvriers de la canne, développement des quartiers urbains d’habitat spontané comme Sainte-Thérèse, Volga-Plage ou Texaco, traditions populaires comme le carnaval et mouvements sociaux ou politiques, scènes de rue et de marché, avant les grandes mutations qui modifient en profondeur le paysage urbain et rural après les années 1980. Avec ses vues aériennes de l’île, elle documente la politique urbaine et la transformation du paysage. Le fonds Lameynardie représente 257 reportages dont 201 sont numérisés intégralement ou partiellement (un total de 1553 images en ligne). Consultez dès maintenant cette collection en suivant ce lien      juin 2016   Partez à la recherche de vos ancêtres ! http://www.patrimoines-martinique.org/?id=5_326_332 http://www.patrimoines-martinique.org -- Partez à la recherche de vos ancêtres ! Un grand plus pour la recherche généalogique avec la mise en ligne de 431 registres de la collection état civil conservée aux Archives départementales, venant s'ajouter aux 210 déjà disponibles.   Ces nouveaux registres concernent plusieurs populations et périodes de l'histoire de la Martinique, dont : 21 registres concernant la population esclave, entre 1770 et 1848 ; 3 registres de nouveaux-libres(registres d'individualités), entre 1848 et 1858 ; 319 registres concernant tous les citoyens après l'abolition de l'esclavage, entre 1848 et 1899.   Un récapitulatif de toute la collection état civil est disponible ICI   Alors, n'hésitez pas... partez à larecherche de vos ancêtres Et pour vous aider dans vos recherches,suivez le guide de généalogie.     janvier 2016   Innovation publique : La BNPM et l'histoire de l'esclavage http://www.patrimoines-martinique.org/?id=319 http://www.patrimoines-martinique.org -- Innovation publique : La BNPM et l'histoire de l'esclavage Environ deux cents d’entre vous nous avaient alors donné leur avis, nous aidant ainsi à faire avancer nos travaux de recherche et d’analyse sur l’offre en ligne en lien avec l’histoire et le patrimoine de la Martinique.   Vous trouverez sur cette page plusieurs infographies rapportant les résultats de cette enquête répondant à des interrogations comme celles sur le taux de satisfaction de vos recherches sur différents sites internet, sur les sites que vous utilisez pour vos recherches généalogiques ou encore sur la visibilité et l'accessibilité du patrimoine martiniquais.   L'analyse de ces résultats montre votre forte attente en matière de diffusion et de valorisation du patrimoine martiniquais. Ce constat encourage les projets culturels innovants comme la BNPM à poursuivre leurs travaux tout en améliorant leurs services actuels.   12 octobre 2015 Conseil général de la Martinique : rendez-vous avec l’histoire ! http://www.patrimoines-martinique.org/?id=312 http://www.patrimoines-martinique.org -- Conseil général de la Martinique : rendez-vous avec l’histoire ! La marche vers la collectivité territoriale de Martinique est l’occasion pour la BNPM et les Archives de se pencher revenir sur des moments, des faits qui ont jalonné l’histoire du Conseil général : actes fondateurs pour le pays ou simplement utopiques, ils sont tous révélateurs des ambitions d’une époque, d’un état d’esprit, d’une vision de la Martinique. L’occasion de découvrir aussi que parfois l’histoire se répète … !    Cinq Unes vous seront proposées jusqu'en novembre prochain.   Juillet 2015 : les premiers tramways en Martinique Regardez dès à présent dans le rétroviseur du Conseil général de la Martinique et empruntez les routes de la fin du XIXe siècle à bord du tramway ! Nous sommes cent ans avant le projet du TCSP (transport commun en site propre), dont les travaux sur le territoire de la CACEM entrent dans leur phase finale.   Août 2015 : Ernest Deproge Défenseur de l'assimilation de la Martinique à France, Ernest Deproge né le 15 août 1850, a été député de la Martinique de 1882 à 1896 et président du Conseil général en 1881.   Septembre 2015 : Les bourses et les prêts d’honneur à l’époque coloniale En cette rentrée scolaire, nous revenons sur la bataille politique menée par le Conseil général de la Martinique dans les années 1930 pour la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur aux jeunes martiniquais.   Octobre 2015 : 1940-1943 - « an tan Robè », le Conseil général entre parenthèses En France, l’instauration de l’Etat français, dirigé par le maréchal Pétain, au lendemain de la signature de l’armistice (juin 1940), sonne le glas de la IIIème République. En Martinique comme en métropôle, les instances démocratiques volent en éclat et sont remplacées par de nouvelles.   Bonne lecture dans votre rubrique « A la une » ! Le fonds d'archives Rose-Rosette http://www.patrimoines-martinique.org/?id=317 http://www.patrimoines-martinique.org -- Le fonds d'archives Rose-Rosette Simone Rose-Rosette nous a quittés le 17 août 2015. Née le 27 avril 1917 à Fort-de-France (Martinique), elle a œuvré pendant de longues années, aux côtés de son mari Robert Rose-Rosette, à la création du musée de La Pagerie en 1954, à la sauvegarde et à la valorisation du site.   « Je faisais des choses très diverses : les cadres des tableaux du musée, les rideaux… Mais aussi la gestion administrative et celle du personnel. La Pagerie a été achetée par mon mari en 1944 sur des fonds privés avec l’aide de quelques amis téméraires. (…) . Les choses sont venus à nous, parce-que certains reconnaissaient là une démarche importante pour le développement du tourisme à la Martinique » (France-Antilles, 9 novembre 2011). Rachetée par le Conseil général en 1984, La Pagerie reste un des sites touristiques les plus visités de la Martinique.   La reproduction des documents présentés est soumise à autorisation. 14 J 223 : Acte de baptême de Marie - Joseph Rose Tascher de la Pagerie : copie conforme délivrée par l’archiviste colonial,1924 14 J 88/1 : Dessin à la plume de Henri Stehlé représentant la Pagerie : reproduction photographique noir et blanc, 30x23,5 cm, s.d 14 J 226/1 : Représentation de Joséphine. Turgis, Joséphine. Joséphina : lithographie. 28x20,5 cm, s.d   25 août 2015